Éducation

Liste des films en septembre

Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Le 30 septembre, rendez hommage aux survivants du système des pensionnats autochtones du Canada, ainsi qu’aux enfants qui n’ont pas survécu, et à l’impact intergénérationnel sur les communautés autochtones.

Indian Horse (Cheval indien)

(100 Min)

Adapté du roman primé de Richard Wagamese, ce film émouvant lève le voile sur l’histoire sombre des pensionnats autochtones du Canada et sur la résilience des peuples autochtones.

Saul Indian Horse, huit ans, est arraché à sa famille et envoyé dans un pensionnat où on lui interdit de parler sa langue et d’afficher son héritage autochtone, et où on lui inflige, comme aux autres élèves, d’horribles sévices.

Lorsque Saul découvre qu’il possède un réel talent pour le hockey, sa passion pour ce sport lui permet d’entrevoir une vie au-delà de l’horreur dans laquelle il est confiné. Alors qu’il voit son étoile monter, Saul doit puiser dans sa force de caractère pour faire face au passé.

nipawistamasowin: We Will Stand Up (nîpawistamasowin: Nous nous lèverons)

(98 Min)

Colten Boushie, un jeune homme Cri de 22 ans, fut tué par un coup de fusil à la tête le 9 août 2016 alors qu’il accédait avec ses amis à une propriété agricole rurale en Saskatchewan. Suite à l’acquittement du fermier caucasien de tous les chefs d’accusations, cette affaire judiciaire a attiré l’attention des médias internationaux et a amené la famille de Colten et sa communauté a essayé de changer le système judiciaire du Canada. 

Profondément bouleversant, ce documentaire, réalisé avec beaucoup de compassion et d’humanité par Tasha Hubbard, noue des liens thématiques entre l’histoire de la famille de la réalisatrice et les relations entre les autochtones et les colonisateurs. Le film offre une vision d’un futur possible où les peuples autochtones seront traités de manière juste et équitable. 

nîpawistamâsowin a remporté le prix du meilleur documentaire canadien et fut le film de la soirée d’ouverture au festival Hot Docs 2019.

Night Raiders

(101 Min)

Thriller dystopique fascinant et palpitant, Night Raiders suit Niska (Elle-Máijá Tailfeathers), une mère Crie, dans sa traversée de l’Île de la Tortue (Amérique du Nord) déchirée par la guerre, dans une tentative désespérée de sauver sa fille d’un camp de rééducation forcé. Niska se joint à un groupe de guerriers Autochtones clandestins qui luttent pour libérer leurs enfants et sauver leur avenir.

Porté par l’incroyable performance de Tailfeathers et par une distribution exceptionnelle, ce premier long métrage puissant et sincère de Danis Goulet a été présenté en première mondiale au TIFF en 2021 et a été nommé pour le meilleur film canadien par la Toronto Film Critics Association.
 

Our People Will Be Healed

(97 Min)

Le 50e film de l’éminente documentariste Alanis Obomsawin témoigne de l’enrichissement d’une communauté crie du Manitoba grâce au pouvoir de l’éducation. Les élèves d’une école locale de la nation crie de Norway House discutent de leurs aspirations et du fait qu’ils ont davantage espoir dans l’avenir que les générations précédentes.

Parler des effets du traumatisme intergénérationnel, de l’abus d’alcool et de drogues et des nombreux autres problèmes qui affligent les communautés autochtones permet aux élèves d’entreprendre un processus de guérison collective qui démontre que la communauté puise sa force dans les gens qui en font partie.

Rise: The Urban Rez

(44 Min)

C’est à Winnipeg que se trouve la plus grande population autochtone urbaine du pays, dont un important pourcentage vit dans un quartier défavorisé où le taux de criminalité est le plus élevé de la ville. Devant le nombre effarant de cas de femmes et de filles autochtones disparues, la communauté a décidé de prendre les choses en main, travaillant auprès des résidents pour les aider, les protéger et améliorer leurs vies.

Dans ce documentaire, Gitz Crazyboy (Pied-Noir, Déné) nous fait découvrir les braves combattants qui se consacrent à la cause, et se penche sur les facteurs sous-jacents et les traumatismes intergénérationnels qui sont à la source de cet environnement difficile.

The Secret Path

(60 Min)

Gord Downie a commencé la rédaction de Secret Path par dix poèmes inspirés de l'histoire de Chanie Wenjack, un garçon de douze ans qui est mort il ya cinquante ans, soit le 22 octobre 1966, en fuyant le pensionnat indien de Cecilia Jeffrey près de Kenora, en Ontario, alors qu'il se rendait à la maison familiale, à plus de 200 kilomètres de distance. Gord a découvert l'histoire de Chanie Wenjack (nommé Charlie par ses professeurs) par son frère Mike, qui l'a présenté à Ian Adams, du Maclean, lequel a écrit "La mort solitaire de Charlie Wenjack." Ce projet est à la fois un album , un roman graphique et un film d'animation.